Syndicat du Sucre
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Rien ne se perd, tout se valorise !

La canne à sucre est une composante essentielle de l’agriculture réunionnaise.

Complémentarité avec les filières animales

Les champs de canne à sucre sont indispensables à une bonne gestion des effluents d’élevage (lisier, fumier).
Les effluents d’élevage sont un excellent fertilisant pour la canne.
Les éleveurs peuvent ainsi recycler les lisiers tandis que les planteurs limitent le recours aux intrants chimiques : une solution doublement gagnante pour l’environnement.
De plus, la paille de canne permet de couvrir une partie des besoins en fourrage et en litière de l’île.

Complémentarité avec le maraîchage

Cultivée en rotation sur des surfaces maraîchères , la canne à sucre permet d’assainir les sols. La persistance de souche de canne et son important volume racinaire contribuent à la régénération des sols et à leur amélioration.

La paille de canne

La paille de canne est avant tout essentielle dans les champs de canne car elle fournit un couvert végétal important : ainsi elle étouffe les mauvaises herbes, garde l’humidité et nourrit le sol.

Mais elle permet aussi de fournir :

  • De la litière et du fourrage : la paille de canne obtenue après séchage des feuilles de canne à sucre constitue un excellent complément pour l’alimentation et le paillage des bovins.
  • Du mulch pour les autres cultures : la paille de canne est utilisée pour couvrir le sol et elle permet de le protéger.
  • Du support carboné pour le compost : la paille de canne est utilisée en complément des effluents pour faire du compost.

Les autres coproduits

En plus d’être une plante riche en ressource, le procédé de transformation en sucre permet d’obtenir de nombreux coproduits:

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Mélasse

Après l’étape de cristallisation, le résidu sirupeux appelé  la « mélasse » devient à son tour une ressource. Elle est principalement utilisée dans les trois distilleries de l’ile  pour la fabrication de rhums traditionnels  de sucrerie.
Toute la mélasse n’étant pas transformée en rhum,  elle est également utilisée dans l’alimentation animale locale pour accroître l’appétence des aliments. Depuis septembre 2018, la mélasse est transformée bioéthanol et sert à alimenter la turbine à combustion de Saint-Pierre. 


Bagasse 

Une fois broyée pour en extraire tout le sucre, il reste une partie fibreuse appelée bagasse. Elle est ensuite brûlée dans les deux centrales thermiques du Gol et de Bois-Rouge afin de produire de l’électricité (10 % de la consommation locale)

 

 

   Écumes et cendres

La canne apportée dans les sucreries pour produire du sucre génère des écumes, issues de l’épuration du jus de canne et des cendres résultant de la combustion de la partie fibreuse.
Ces éléments issus de la terre retournent à la terre pour fertiliser le sol, en corriger l’acidité, améliorer sa teneur en matière organique. Ils se substituent à 1 800 T d’amendements calciques et 1 800 T d’engrais chimiques importés

 

 

 

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