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Une culture qui limite les intrants chimiques

Zéro insecticides en canne à sucre à La Réunion

À La Réunion, la canne est la cible de certains insectes comme le ver blanc et le foreur des tiges. Grâce aux résultats des travaux de recherche conduits par le Cirad, la lutte biologique contre le ver blanc s’est mise en place dès les années 1980. Elle a permis d’identifier un champignon, le Beauveria, qui élimine ce bioagresseur. Il constitue un exemple de niveau mondial de bio-contrôle
d’un ravageur en substitut de l’utilisation de pesticides. Il a permis de donner naissance à une société réunionnaise : BETEL Réunion chargée de produire ce champignon pour les
planteurs.

De la même manière, une méthode de lutte biologique contre le foreur de tige (borer) par lâchers de trichogrammes (microguêpes) est en cours de développement par l’Inra, le Cirad et la FDGDON.

Zéro fongicides en canne à sucre à La Réunion

Malgré les nombreuses pressions fongiques (comme charbon, la rouille brune ou le Pokkah Boeng) et bactériennes qui s’exercent en milieu tropical, la canne réunionnaise n’est soumise à aucun traitement fongicide. Cette performance a été rendue possible grâce au programme continu de création et sélection variétale. Le centre de recherche eRcane libère presque chaque année
une nouvelle variété et la met à disposition des planteurs.

La minimisation des intrants

La canne à sucre est une culture qui est en revanche sensible à l’enherbement. Lianes, Fataques, … peuvent très vite envahir les champs.

Malgré cela, le traitement herbicides est réduit en canne à sucre. L’Indice de Fréquence de Traitement  est faible*: il est de 3.3 pour la Canne à sucre.

La paille de canne

La paille de canne est très importante dans la culture de la canne à sucre : en effet, en laissant la paille au champ après la coupe, on obtient un couvert qui va limiter l’enherbement. Moins de mauvaises herbes, c’est moins d’herbicides utilisés!

Mais la paille de canne permet aussi de fournir de la litière et du fourrage, du mulch pour les autres cultures et du support carboné pour le compost.

Les écumes de sucreries et les cendres de bagasse

Les écumes, coproduit du process de la fabrication du sucre, sont utilisées par les planteurs pour amender les champs. Les cendres de bagasse sont aussi de plus en plus utilisées en tant qu’amendent calcique. Ces deux usages évitent l’importation de :

  • 1 800 T d’engrais minéral
  • 3 200 T de chaux

Des projets en cours pour réduire encore les intrants

Une des pistes pour diminuer encore les intrants est l’utilisation de plantes de services, pour limiter l’invasion de mauvaises herbes au moment des plantations ou entre les rangs de canne.

De nombreuses questions se posent encore sur les modalités techniques de ces pratiques : technique de la plantation, maîtrise du couvert ou encore type de plante à sélectionner…

C’est eRcane qui étudie cette possibilité avec son département Techniques Culturales

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