Syndicat du Sucre

Les caractéristiques de la canne à sucre lui permettent de capter dans l’atmosphère des quantités importantes d’oxyde de carbone.

La canne à sucre, une plante exceptionnelle face au CO2

La photosynthèse est le processus qui permet aux plantes de transformer l’énergie solaire en énergie chimique. Par une réaction chimique complexe, la plante capte le gaz carbonique (CO2) de l’air ambiant, le transforme en molécules organiques et rejette de l’oxygène en retour.

Chez la plupart des plantes, le processus de la photosynthèse met en jeu des molécules possédant trois atomes de carbone. C’est ce que les biologistes appellent la « photosynthèse en C3 ». La canne à sucre fait exception.

Comme le maïs, le sorgho et certaines plantes désertiques, la canne à sucre fait partie des plantes de « type C4 ». Grâce à leur métabolisme spécial, ces plantes montrent une meilleure capacité à absorber le gaz carbonique et elles peuvent ainsi connaître des taux de croissance extrêmement élevés.

Véritable piège à carbone

La sole cannière stocke l’équivalent des émissions annuelles de CO2 du parc automobile de La Réunion. En effet, le CO2 produit par les centrales thermiques lors de la combustion de la bagasse est réabsorbé par la canne lors de son processus de photosynthèse pour produire ensuite de la bagasse l’année suivante. Elle évite ainsi l’importation de 140 000 tonnes de charbon et permet de produire de l’électricité verte, tout en produisant du sucre et de nombreux coproduits.

La canne à sucre fait partie des plantes en C4. Sous nos latitudes, celles-ci produisent plus de biomasse que les céréales par exemple et, donc, captent plus de CO2 atmosphérique lors de
leur photosynthèse. Les premiers résultats des recherches menées par le Cirad ont mis en avant la prédisposition particulière de la canne pour la séquestration du carbone dans les sols réunionnais ce qui contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).
Le stock du carbone dans le sol sous canne a été estimé, en 2015, à La Réunion à 113 t/ha. À titre de comparaison, en moyenne en France métropolitaine, les cultures pratiquées permettent de
stocker 74 tonnes de carbone organique par hectare. Ces caractéristiques font de la canne à sucre une des cultures qui restitue la plus grande quantité de carbone annuellement.

 

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