Syndicat du Sucre

Préservation des sols

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La Réunion : risque d’érosion élevé

A La Réunion, l’érosion est la cause première d’évolution des paysages et du relief typique de l’île, mais elle peut être dramatiquement irréversible pour les activités agricoles.

C’est l’ une des plus fortes constatée dans le monde, du fait de la combinaison :

  • d’un relief accidenté : les terres à vocation agricole ont pour la moitié d’entre elles une pente d’au moins 20 %. A cause de ce relief, seul un quart de la surface de l’île peut être cultivé.
  • de pluviométries exceptionnelles sur des sols, dans l’ensemble poreux et friables.

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Le puissant système racinaire de la canne : une atout pour le territoire

La canne à sucre, grâce à ses racines développées et aux résidus de récolte laissés dans les champs évite que les terres fertiles ne partent à la mer.

Les racines de la canne à sucre sont nombreuses et profondes. Elles sont aussi grandes que la taille des feuilles au-dessus du sol et peuvent atteindre 3 à 4 mètres.

Son système racinaire se renouvelle chaque année, contribuant à nourrir le sol et permet à la canne d’absorber tous les éléments nutritifs dont elle a besoin.

La canne à sucre favorise également l’infiltration des eaux. Elle protège et contribue ainsi à alimenter les nappes phréatiques.

Une couverture des sols permanente

La canne est l’une des plantes qui produit le plus de biomasse : de 110 à 180 t par hectare et par an en fonction des rendements. Ce qui fait de la canne une culture très intéressante sur le plan environnemental.

La coupe de la canne se répartit sur 6 mois. Cela laisse le temps aux premiers champs coupés d’avoir une belle végétation, lorsque les champs de milieu ou fin de campagne sont coupés à leur tour. La canne couvre donc le sol de manière quasi permanente.
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Une forte capacité à résister aux intempéries

La canne est particulièrement résistante aux conditions climatiques extrêmes de l’île et possède de remarquables capacités de rétablissement après des chocs climatiques.

C’est pourquoi elle est la seule véritable grande culture pratiquée sur l’île. Dès l’origine, la canne a occupé dans l’agriculture réunionnaise une place centrale, principalement du fait de sa résistance aux cyclones.

En bref

La canne à sucre participe activement à la préservation du sol réunionnais car :

  • Elle retient le sol et permet de lutter contre l’érosion mieux qu’une friche, une savane ou d’autres cultures.
  • Son couvert végétal limite l’érosion des sols et réduit ainsi la force de frappe de la pluie, augmente l’infiltration des eaux et ralentit le ruissellement de l’eau
  • Elle est particulièrement résistante aux conditions climatiques extrêmes de l’île et possède de remarquables capacités de rétablissement après des chocs climatiques.

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