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La sucrerie de Quartier Français

La filière canne-sucre est aujourd’hui une composante essentielle de l’identité de La Réunion dans son histoire, sa culture, son patrimoine et son avenir. Depuis son implantation dans l’île au 17ème siècle, la canne à sucre joue un rôle prépondérant dans l’économie de La Réunion.

La sucrerie de Quartier Français : l’usine centralisée de La Réunion

Sources de l’article
  • Zinfos974
  • Quartier Français, une histoire réunionnaise de 1923 à aujourd’hui par FélixTorres.Océan Editions
  • LAVAUX (Catherine), La Réunion, Du battant des lames au sommet des Montagnes. Ed.Cormorans
  • Le Patrimoine Des Communes De La Réunion.Auteur:Collectif- Editeur : Flohic- Collection:Le Patrimoine Des Communes De France- 2000
  • Histoire d’une dynastie insulaire les K/Veguen avant les de K/Veguen- Philippe Pluchons/dir.Wanquet- Université de La Réunion
  • Etude de géographique et humaine “L’île de la Réunion”, Jean Defos du Rau
  • Sudel Fuma, dans « Une colonie île à sucre » « L’homme et le sucre à La Réunion

La sucrerie de Quartier Français, a été construite dans les années 1850 et mise en place en 1875, sur les terres de monsieur Denis-André le Coat de Kerveguen, fils de Gabriel de Kerveguen qui avait établi sa fortune notamment dans l’industrie sucrière mais aussi dans l’aménagement foncier et l’import-export sur l’île.

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Propriétaires du tiers des terres agricoles de l’île (principalement à Saint-Pierre et à Saint-Joseph), Denis-André modernise la sucrerie ce qui lui permet d’accueillir toutes les cannes de la zone et ainsi regrouper la production sucrière. Alors que toutes les usines de la ville ont tenté de se regrouper (il en existait, avant 1917, 10 dans la commune), il ne reste en 1917 plus que l’usine de Quartier Français, qui en produisant 3 500 tonnes de sucre devient le plus gros employeurs de la zone.

Après plusieurs propriétaires et directeurs, l’usine de Quartier Français passe sous la direction de Maxime Rivière, ingénieur de profession qui succède à René Payet, en 1955. Malgré le risque d’une fermeture de l’usine, le nouveau directeur tente de mettre en place des procédés industriels afin de produire et d’augmenter le rendement de l’usine. Ses innovations, brevetées, permettent d’extraire le plus de sucre possible. Elles sont reconnues et encore utilisées aujourd’hui à La Réunion mais aussi à l’étranger.

l_ancienne-usine-de-quartier-francais-reduite-a-l_etat-de-squelette-3.pngEn 1982, la sucrerie de Quartier Français réceptionne plus de 280 000 tonnes de canne et produit à elle seule 27 000 tonnes de sucre. Aujourd’hui, bien que l’usine ne fonctionne plus elle demeure un véritable vestige du patrimoine de la commune de Sainte-Suzanne et restera connue comme « l’une des usines les plus productives et les plus centralisées de son époque. »

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