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Sur notre île, il y a de la place pour tous

Sur les 252 000 hectares que compte l’île, seul 1/3 est utilisable pour les activités humaines (logement, activités économiques, agricoles, industrielles, commerciales, touristiques, services) et pour les équipements structurants et de proximité (route, hôpitaux, stade,…).

Selon les estimations de l’Insee, la population atteindrait le million d’habitants à l’horizon 2030-2040, soit 150 000 habitants de plus, pour lesquels il faudra construire des logements et les équipements nécessaires.

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Un aménagement responsable du territoire

Dans une île où les contraintes sont fortes, les espaces limités et les besoins en nouvelles infrastructures augmentent, les espaces ruraux doivent faire partie intégrante de la politique d’aménagement global du territoire.
Trop longtemps la surconsommation des espaces agricoles et naturels a été la règle, au point parfois de relever d’un véritable gâchis.

La superficie de l’île est limitée et chacun doit réussir à y trouver sa place

Le maintien de l’espace agricole dépend de la capacité à construire des villes mieux structurées. L’enjeu est donc de densifier l’existant tout en assurant confort et qualité de vie aux habitants : des services de proximité indispensables (crèche, école, équipement sportif, poste…) et des espaces de respiration agricoles et naturels.
Cette problématique est aujourd’hui mondiale et au cœur des réflexions menées sur l’aménagement global du territoire.

En 2006, l’Agence Européenne pour l’Environnement (AEE) soulignait déjà que l’étalement urbain est « une menace, par sa rapidité et sa constance, sur l’équilibre environnemental, social et économique» des territoires.

Une coupure verte entre les agglomérations

L’impact de la canne sur une meilleure gestion de l’espace urbain renvoie à différentes dimensions : la canne constitue des coupures vertes entre les agglomérations. Ces coupures évitent une urbanisation anarchique, continue de la bande littorale et participent à la qualité de vie. La canne joue donc un rôle de régulateur foncier.
Les espaces agricoles, naturels contribuent par leur maintien à fournir des limites à l’urbanisation et à renforcer la nécessité de densifier les villes existantes.te.adt.placepourtous.1.jpg

Avec de la volonté, il y a de la place pour tous

Les diagnostics réalisés lors de l’élaboration du SAR 2011 sont unanimes

« Sans vouloir être alarmiste, il est patent que l’île est à un tournant de son histoire : la poursuite des modes de faire actuels ne semble pas être supportée sans risques graves à la fois sur la consommation des ressources et le développement économique qui sous-tend la cohésion sociale. »

« L’analyse des tendances observées aujourd’hui, malgré les progrès engendrés par la mise en œuvre du SAR de 1995, montre que la poursuite du développement dans les mêmes conditions conduit à une impasse, tant pour les hommes et les femmes de La Réunion que pour le devenir de l’espace réunionnais »

Cet enjeu impose d’organiser de manière plus harmonieuse l’espace afin de :

  • Répondre aux besoins des différentes activités
  • Préserver la biodiversité et les capacités productives des terres agricoles pour les générations futures.
  • Accentuer la densification urbaine
  • Assurer la qualité de vie
  • Développer l’agriculture
  • Préserver les espèces endémiques
  • Protéger les espaces naturels
  • Favoriser la biodiversité

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